L’examen CRIC-CISR, que le Collège appelle examen menant à la spécialisation, est la dernière marche avant la catégorie de permis qui autorise un consultant réglementé à représenter des clients devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. C’est un questionnaire de 190 questions en quatre heures, en ligne et sans documentation, dont la moitié repose sur des mises en situation. Ce guide décrit le format publié par le Collège, le poids de chaque compétence, la notation, deux pièges de textes et de calendrier, puis une méthode de préparation en sept points.
En bref
L’examen menant à la spécialisation compte 190 questions à choix multiples : 95 questions indépendantes et 95 questions fondées sur des mises en situation. Dix d’entre elles ne sont pas notées. Il dure quatre heures, sans pause, en ligne sous surveillance à distance, et aucun document n’est permis. Chaque question offre quatre options, une bonne réponse et trois options plausibles, sans pénalité pour une mauvaise réponse. Les questions suivent le même plan directeur de neuf compétences que l’examen d’accès à la pratique, mais appliquées à la pratique devant la CISR. La note de passage est fixée à chaque séance par la méthode du signet, et le résultat est communiqué sous la seule forme réussite ou échec, environ sept semaines plus tard. Les frais sont de 450 $, et le candidat dispose de quatre tentatives. Prochaines séances : 18 novembre 2026 et 28 avril 2027.

Le format officiel de l’épreuve
Le Collège décrit l’épreuve sur sa page consacrée à l’examen et dans le Guide destiné aux candidats à l’examen menant à la spécialisation, version 2026-001 du 9 mars 2026. L’examen se passe en ligne, sans documentation, en quatre heures, et comprend 190 questions à choix multiples : 95 questions indépendantes et 95 questions fondées sur des mises en situation.
Parmi ces 190 questions, dix ne reçoivent aucune note. Elles servent au Collège à évaluer la difficulté globale d’un formulaire et à garantir l’équité d’une séance à l’autre. Rien ne les distingue des autres pendant l’épreuve : il faut traiter chaque question comme si elle comptait.
Chaque question propose quatre options, une bonne réponse et trois options plausibles mais inexactes. Le candidat doit choisir la réponse la plus pertinente, et le Guide prévient que les mauvaises réponses reposent souvent sur des mythes répandus. Aucune pénalité ne frappe une mauvaise réponse : mieux vaut répondre à toutes les questions, même en cas de doute. Le logiciel permet de marquer une question pour y revenir.
Quatre heures pour 190 questions laissent environ 76 secondes par question. Le Guide précise qu’aucune pause n’est prévue : pour aller aux toilettes, il faut l’accord du surveillant, et la minuterie continue de tourner.
Ce qu’est une mise en situation. Les exemples de l’annexe A du Guide montrent un même cas, introduit par la mention « Les renseignements suivants peuvent être utilisés dans plusieurs questions », qui sert de point de départ à plusieurs questions successives. La moitié de l’examen fonctionne ainsi : on lit un cas une fois, puis on répond à plusieurs questions qui en ajoutent chacune un élément.
Le plan directeur : neuf compétences, appliquées à la CISR
Les questions notées se répartissent selon le plan directeur publié dans le Guide. Le tableau reprend les pourcentages officiels ; la colonne de droite est notre calcul du nombre de questions correspondant, sur les 180 qui comptent.
| Compétence | Part officielle | Environ, sur 180 |
|---|---|---|
| 1. Connaissances fondamentales | 17,6 % | 32 |
| 2. Gestion des dossiers | 19,2 % | 35 |
| 3. Recherches juridiques et informatique | 8,8 % | 16 |
| 4. Pratique professionnelle et leadership | 12,8 % | 23 |
| 5. La CISR et les tribunaux administratifs | 8,8 % | 16 |
| 6. Professionnalisme | 8,8 % | 16 |
| 7. Compétence culturelle | 6,4 % | 11 |
| 8. Communications, consultation et défense des droits | 11,2 % | 20 |
| 9. Pensée critique, résolution de problèmes et pratique fondée sur des preuves | 6,4 % | 11 |
Ces neuf compétences et leurs pourcentages sont les mêmes que ceux de l’examen d’accès à la pratique. Ce qui change, c’est le terrain. Le Collège l’écrit sur sa page : les compétences évaluées sont celles nécessaires pour exercer sa pratique auprès de la CISR. La compétence 5, consacrée à la CISR, ne pèse que 8,8 %, mais notre lecture de cette phrase est que les huit autres se jouent elles aussi devant la Commission : la gestion des dossiers s’entend alors de dossiers portés devant la CISR, comme la mise en état d’un appel, et la compétence culturelle, de situations d’audience, comme un témoignage par interprète.
La notation et les résultats
Le Collège fixe la note de passage de chaque séance par la méthode du signet. Un groupe de CRIC experts classe les questions par ordre de difficulté et place un signet à l’endroit où un titulaire de permis minimalement compétent cesserait de répondre correctement : ce point de coupure donne la note de passage. Il n’y a pas de nombre prédéterminé de candidats qui réussissent. Les questions qui ne se comportent pas comme prévu sont retirées avant la notation finale, et le seuil est ajusté en conséquence pour tous.
Le résultat est communiqué sur le Portail du Collège environ sept semaines après l’examen, sous la seule forme réussite ou échec. C’est le résultat total qui compte : une réussite reste possible malgré des lacunes dans une ou plusieurs compétences. Le Collège ne divulgue ni les questions, ni les réponses, ni les résultats par compétence. Un problème technique survenu pendant l’épreuve doit lui être signalé avant la publication des résultats.
Le seuil de 70 % affiché sur nos simulations est donc notre repère d’entraînement, pas celui du Collège, qui ne publie aucune note de passage fixe.
Les règles d’inscription, de report et de reprise
On ne s’inscrit à l’examen qu’après avoir terminé le Programme de spécialisation, dont la voie de la formation compte cinq cours. Le Collège confirme alors l’admissibilité par courriel, puis l’inscription se fait sur le Portail, sous l’onglet Formation continue, avec paiement par carte de crédit des 450 $ de frais d’examen.
| Séance | Inscription et paiement avant le | Report avant le | Résultats vers le |
|---|---|---|---|
| 18 novembre 2026 | 28 octobre 2026 | 13 novembre 2026 | 6 janvier 2027 |
| 28 avril 2027 | 7 avril 2027 | 23 avril 2027 | 16 juin 2027 |
Un report coûte 75 $ et doit être demandé sur le Portail avant l’échéance. Un candidat inscrit qui ne se présente pas doit se réinscrire et payer de nouveau, sauf exemption des frais pour raisons humanitaires, à demander dans les cinq jours ouvrables suivant la date de l’examen. Quatre tentatives sont permises. Un examen commencé et non terminé en consomme une, et après un quatrième échec, le registraire peut exiger de nouveaux cours avant d’autoriser une autre tentative.
Les diplômés du DESS de l’Université de Montréal et du programme d’études supérieures de l’Université Queen’s qui ont réussi l’examen d’accès à la pratique ne passent pas cet examen : la catégorie leur est octroyée d’office. Le parcours complet est détaillé dans notre guide pour devenir CRIC-CISR.
Deux pièges à connaître avant de réviser
La règle des 90 jours. Le Guide prévoit qu’aucune question ne porte sur une loi, un règlement ou une procédure qui a changé dans les 90 jours précédant l’examen. La date de coupure est donc le 20 août 2026 pour la séance du 18 novembre 2026, et le 28 janvier 2027 pour celle du 28 avril 2027. Tout ce qui a été modifié avant ces dates peut être testé : réviser sur des notes de cours anciennes est le moyen le plus sûr de perdre des points sur un texte qui a bougé.
Les règles de la Section d’appel de l’immigration. L’annexe B du Guide, qui liste les documents de référence, renvoie encore aux Règles de la Section d’appel de l’immigration de 2002, DORS/2002-230. Ces règles sont abrogées : l’article 106 des Règles de la Section d’appel de l’immigration (2022), DORS/2022-277, les a remplacées, et les nouvelles règles sont en vigueur depuis le 14 janvier 2023, trente jours après leur enregistrement du 15 décembre 2022. C’est ce texte de 2022 qu’il faut étudier.
Une méthode de préparation en sept points
1. Mesurer son point de départ. Une première simulation, faite sans réviser, montre les compétences et les sections où l’écart est le plus grand. Elle évite de passer des semaines sur ce que l’on maîtrise déjà.
2. Réviser sur les textes primaires. L’annexe B du Guide nomme les sources de référence : la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et son règlement, les règles des quatre sections, les directives du président de la CISR, le Code de déontologie des CRIC, la Loi sur la citoyenneté, l’Accord Canada-Québec et l’Entente sur les tiers pays sûrs. Les quatre règles de section en vigueur sont celles de la Section de l’immigration, DORS/2002-229, de la Section de la protection des réfugiés, DORS/2012-256, de la Section d’appel des réfugiés, DORS/2012-257, et de la Section d’appel de l’immigration, DORS/2022-277.
3. Construire son propre tableau des délais. Les délais des règles de section sont écrits en toutes lettres, « au plus tard dix jours », et non en chiffres : une recherche par chiffres dans le texte n’en trouve presque aucun. Relever chaque délai, section par section, avec le point de départ et le destinataire, est l’un des exercices les plus rentables de la préparation.
4. Savoir qui décide. Beaucoup de distracteurs plausibles confondent les décideurs : l’agent, le ministre, la section de première instance, la section d’appel. Pour chaque procédure, noter qui prend la décision, qui peut la contester et devant qui.
5. S’entraîner aux mises en situation. Lire le cas une fois, en repérant la partie représentée, la section saisie et le stade de la procédure. Chaque question ajoute ensuite un fait propre qui peut changer la réponse : il faut relire la phrase qui la distingue plutôt que répondre de mémoire à partir de la question précédente.
6. Travailler le rythme. À 76 secondes par question, il faut répondre à tout au premier passage, marquer les questions douteuses et y revenir à la fin. Sans pause possible, mieux vaut s’être entraîné à tenir quatre heures d’affilée.
7. Faire des simulations complètes, puis lire les corrigés. Deux ou trois simulations chronométrées de quatre heures avant la séance permettent de mesurer la progression. Le vrai travail se fait après, sur les explications et les sources des questions manquées.
Le calendrier compte aussi. Un CRIC du groupe français 139, qui termine ses cours le 5 mars 2027, dispose d’environ sept semaines avant la séance du 28 avril 2027 : il gagne à commencer les simulations pendant les derniers cours plutôt qu’après.
Questions fréquentes
Combien de questions compte l’examen CRIC-CISR ?
Cent quatre-vingt-dix questions à choix multiples, dont 95 fondées sur des mises en situation. Dix ne sont pas notées, ce qui laisse 180 questions qui comptent.
Quelle est la note de passage ?
Le Collège n’en publie aucune de fixe. La note de passage est recalculée à chaque séance par la méthode du signet, et le résultat est communiqué sous la forme réussite ou échec.
Le plan directeur est-il le même que celui de l’examen d’accès à la pratique ?
Oui, pour les neuf compétences et leurs pourcentages. Mais les questions portent sur la pratique devant la CISR, dans les quatre sections de la Commission.
Peut-on reporter l’examen ?
Oui, sur le Portail du Collège, avant l’échéance de report de la séance et moyennant des frais de 75 $.
Que faire après un échec ?
S’inscrire à une séance suivante, dans la limite de quatre tentatives. Après un quatrième échec, le registraire peut exiger de nouveaux cours avant une autre tentative. Notre guide sur l’échec à l’examen d’accès à la pratique propose une méthode de reprise qui vaut aussi pour cet examen.
Le Collège recommande-t-il des cours de préparation ?
Non. Le Collège indique qu’il n’est affilié à aucun cours ni programme externe de préparation aux examens et qu’il n’en appuie aucun. CRIC Examprep est un service indépendant du Collège.
Se préparer avec CRIC Examprep
Le Pack CRIC-CISR reproduit le format officiel en français : trois simulations de 190 questions, chronométrées à quatre heures, avec 95 questions en mises en situation dans chacune et la répartition du plan directeur, puis une série de questions réparties par section de la Commission. Chaque réponse est expliquée et renvoie à sa source. Commencez par la simulation CRIC-CISR gratuite de 50 questions pour mesurer votre point de départ. Nos questions sont originales, rédigées à partir des textes publics, et ne reproduisent aucun contenu réel de l’examen.
Sources officielles
- Examen menant à la spécialisation, Collège des consultants en immigration et en citoyenneté.
- Guide destiné aux candidats à l’examen menant à la spécialisation, version 2026-001 du 9 mars 2026.
- Politique sur l’admissibilité à la catégorie de permis N3, version 2024-003.
- Règles de la Section d’appel de l’immigration (2022), DORS/2022-277, articles 106 et 107.
Date de vérification des sources : 23 septembre 2026 (2026-09-23). Cet article décrit une procédure d’examen et ne constitue pas un avis juridique. Les dates, frais et paramètres peuvent changer, vérifiez la page du Collège avant toute inscription.
Auteur et mises à jour
Ali Hisseine Ladoual, consultant réglementé en immigration canadienne, permis R731736, titulaire de la catégorie CRIC-CISR. DESS en droit de l’immigration de l’Université de Montréal, maîtrise en droit international. Il représente des clients devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. Diplômé du DESS de l’Université de Montréal, il a obtenu la catégorie CRIC-CISR par l’exemption prévue à l’article 3.1 de la politique du Collège, et n’a donc pas passé lui-même l’examen menant à la spécialisation.
Journal des mises à jour : 23 septembre 2026, création de l’article sur le Guide 2026-001, la politique N3 version 2024-003 et les séances de novembre 2026 et d’avril 2027. Prochaine révision prévue après la séance du 18 novembre 2026.

