Test de français pour la reconnaissance québécoise : le niveau 7 et les tests acceptés

Pour être reconnu consultant en immigration au Québec, il faut passer un test de français et prouver un niveau 7 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français, dans les quatre compétences, avec des résultats de moins de deux ans. Huit tests et diplômes sont acceptés, plus un neuvième avec ses propres seuils. Voici la liste officielle, les épreuves facultatives que le Ministère exige malgré leur nom, et les pièges qui font recaler un dossier autrement complet.

En bref

Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration exige des consultants en immigration une connaissance du français au moins égale au niveau 7, dit intermédiaire avancé, de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français, ce qui correspond au niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues. Le niveau doit être atteint dans les quatre compétences : compréhension orale, production orale, compréhension écrite et production écrite. Huit tests et diplômes sont acceptés : TCF-Québec, TCF-Canada, TCF, DALF, DELF, TEFAQ, TEF Canada et TEF. Le test du SEL de la TÉLUQ est aussi accepté, avec l’exigence d’atteindre un niveau B à des épreuves précises. Les résultats doivent dater de moins de deux ans à la date où la demande de reconnaissance est présentée.

Le niveau exigé et ce qu’il signifie

Le Ministère fixe le seuil au niveau 7 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français, et précise lui-même les deux équivalences : un niveau intermédiaire avancé, ou le niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues. Cette double équivalence est utile parce que les organismes qui font passer les tests raisonnent en général en B1, B2 ou C1, pas en niveaux de l’échelle québécoise.

Le point que les candidats sous-estiment est la portée du seuil. Les résultats doivent démontrer que le niveau est atteint en compréhension orale, en production orale, en compréhension écrite et en production écrite. Ce sont quatre exigences distinctes, pas une moyenne. Un candidat très à l’aise à l’oral mais faible en production écrite ne compense pas : il échoue à la condition.

Cette exigence est la première des quatre conditions de l’article 6 du Règlement sur les consultants en immigration, aux côtés de la réussite de l’examen sur les règles québécoises, de l’immatriculation au registre des entreprises et du permis fédéral en règle. Le parcours complet est décrit dans notre guide sur la reconnaissance de consultant en immigration au Québec.

Les tests et diplômes acceptés

Le Ministère publie une liste fermée. Y figurent, d’une part, les tests et diplômes de France Éducation international :

  • le Test de connaissance du français pour le Québec, TCF-Québec ;
  • le Test de connaissance du français pour le Canada, TCF-Canada ;
  • le Test de connaissance du français, TCF ;
  • le Diplôme approfondi de langue française, DALF ;
  • le Diplôme d’études en langue française, DELF.

Et d’autre part ceux de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France :

  • le Test d’évaluation du français adapté pour le Québec, TEFAQ ;
  • le Test d’évaluation du français pour le Canada, TEF Canada ;
  • le Test d’évaluation du français, TEF.

Un diplôme du DELF ou du DALF vaut donc autant qu’un test récent, à condition de respecter la règle des deux ans exposée plus bas.

Tableau des huit tests et diplômes acceptés par le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, avec leur organisme et l'indication des tests pour lesquels une attestation des épreuves d'expression est exigée.
Tests acceptés. Source : Gouvernement du Québec, page du 12 février 2026, vérifiée le 18 août 2026.

Le piège des épreuves dites facultatives

Certains tests séparent des épreuves obligatoires et des épreuves facultatives. Le mot est trompeur dans ce contexte : le Ministère exige de joindre une attestation de résultats aux épreuves facultatives d’expression orale et d’expression écrite si le candidat passe l’un de ces quatre tests :

  • le TCF ;
  • le TCF Québec ;
  • le TEF Canada ;
  • le TEFAQ.

Autrement dit, un candidat qui s’inscrit à l’une de ces épreuves en ne payant que les modules obligatoires obtient un relevé inutilisable pour sa demande de reconnaissance, et devra repasser les volets manquants. Comme ces sessions se planifient des semaines à l’avance, l’erreur coûte facilement un trimestre, donc une séance d’examen sur les règles québécoises.

Le raisonnement à tenir est simple : le Ministère veut voir les quatre compétences. Tout test qui ne les couvre pas toutes dans son format de base doit être complété par les modules correspondants.

Le cas du SEL de la TÉLUQ

Le Ministère prévoit une voie distincte pour le test du Service d’évaluation linguistique de la TÉLUQ, avec ses propres seuils. Le candidat doit y atteindre un niveau B aux épreuves suivantes :

  • l’épreuve de compréhension de l’écrit, SEL 02 FC ;
  • chacune des deux parties de l’épreuve de français écrit, SEL 02FE-B, soit un questionnaire sur le code linguistique et la rédaction d’un texte de 300 mots ;
  • chacune des deux parties de l’épreuve de français oral, SEL 02FO, soit une conversation dirigée et un exposé.

Le mot « chacune » a son importance : la réussite s’apprécie partie par partie, pas sur l’ensemble de l’épreuve. Un niveau B à la rédaction ne rachète pas un résultat inférieur au questionnaire de code linguistique.

La règle des deux ans et les documents acceptés

Les résultats doivent dater de moins de deux ans à la date où la demande de reconnaissance est présentée. Cette règle se combine mal avec le calendrier du reste du parcours et mérite d’être planifiée à l’envers.

Le raisonnement : la demande de reconnaissance doit être déposée au plus tard 15 jours ouvrables avant la séance d’examen sur les règles québécoises visée, et l’examen se réussit dans les 12 mois qui suivent le dépôt de cette demande. Un test de français passé trop tôt risque d’expirer avant le dépôt ; passé trop tard, il retarde le dépôt et donc la première séance d’examen accessible. La fenêtre confortable se situe dans les mois qui précèdent immédiatement le dépôt de la demande.

Côté documents, le Ministère accepte une copie d’une attestation de résultats, une copie d’un diplôme officiel, ou une copie d’une attestation de réussite originale émise par un représentant autorisé de l’organisme responsable du test. Le document doit mentionner le nom du candidat, la date du test et les résultats obtenus à l’ensemble des parties du test.

Erreurs fréquentes

Ne payer que les modules obligatoires. Pour le TCF, le TCF Québec, le TEF Canada et le TEFAQ, les attestations d’expression orale et écrite sont exigées par le Ministère malgré leur statut facultatif chez l’organisme.

Raisonner en moyenne. Le niveau 7 doit être atteint dans les quatre compétences séparément.

Passer le test trop tôt. Un résultat de plus de deux ans à la date de dépôt de la demande est refusé, même s’il était excellent.

Fournir un relevé incomplet. Le document doit porter le nom, la date du test et les résultats à l’ensemble des parties.

Croire qu’un diplôme francophone dispense du test. Seuls les diplômes nommés par le Ministère, le DELF et le DALF, valent preuve. Un diplôme universitaire obtenu en français n’est pas dans la liste.

Questions fréquentes

Quel niveau de français faut-il pour être consultant en immigration au Québec ?

Au minimum le niveau 7, dit intermédiaire avancé, de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français, ce qui équivaut au niveau B2 du Cadre européen commun de référence.

Quels tests le Ministère accepte-t-il ?

Le TCF-Québec, le TCF-Canada, le TCF, le DALF, le DELF, le TEFAQ, le TEF Canada et le TEF. Le test du SEL de la TÉLUQ est accepté avec l’exigence d’un niveau B à des épreuves précises.

Combien de temps un résultat reste-t-il valide ?

Il doit dater de moins de deux ans à la date où la demande de reconnaissance est présentée.

Faut-il réussir les quatre compétences ?

Oui. Les résultats doivent démontrer le niveau exigé en compréhension orale, production orale, compréhension écrite et production écrite.

Les épreuves facultatives sont-elles vraiment facultatives ?

Pas pour cette demande. Pour le TCF, le TCF Québec, le TEF Canada et le TEFAQ, il faut joindre une attestation de résultats aux épreuves facultatives d’expression orale et d’expression écrite.

Un diplôme obtenu en français suffit-il ?

Seuls le DELF et le DALF figurent dans la liste des diplômes acceptés. Un autre diplôme obtenu en français n’en fait pas partie.

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Sources officielles

Date de vérification des sources : 18 août 2026 (2026-08-18). Cet article décrit une exigence administrative et ne constitue pas un avis juridique. La liste des tests acceptés peut changer, vérifiez la page officielle avant de vous inscrire à une session.

Auteur et mises à jour

Ali Hisseine Ladoual, consultant réglementé en immigration canadienne, permis CRIC R731736. DESS en droit de l’immigration de l’Université de Montréal, maîtrise en droit international. Membre du CCIC et de la CAPIC.

Journal des mises à jour : 18 août 2026, création de l’article avec la liste des tests acceptés, le détail des épreuves du SEL de la TÉLUQ et la règle des deux ans. Prochaine révision prévue en février 2027.